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<title>Nautilus : cinéma</title>
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<title><![CDATA[Les femmes du nord]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<category><![CDATA[musique]]></category>
<pubDate>2026-02-08 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Encore une série venue du froid co-produite par Arte.
"The Danish Woman" est la nouvelle mini-série en 6 épisodesde [Benedikt Erlingsson]. Après "Woman At War", il nous conte une nouvelle fois des histoires de femmes en Islande. Cette fois le ton est plus à la comédie et l'humour noir mais le combat des femmes est une nouvelle fois au centre du propos. Entre adolescente enceinte sans l'avoir voulu, réfugiée immigrée menacée d'expulsion, fille mère dépressive à qui l'on tente d'enlever la garde de ses enfants, la série nous dépeint le quotidien d'une petite ville de la banlieue de Reykjavík.

[La Voisine Danoise]

Les personnages masculins ne sont guère reluisant entre voisin bruyant et dealer, mari violent ou écocidaire, la lutte des femmes dans ce coin de l'Islande ressemble à bien d'autres dans d'autres contrées.

Au milieu de ce bazar, Ditte Jensen, une voisine danoise fraîchement débarquée interprêtée par la merveilleuse [Trine Dyrholm]. A première vue elle a tout de la jeune retraitée tranquille qui fait des gâteaux et cultive son potager. En réalité, c'est une soldate des forces spéciales qui tente d'échapper à sa hiérachie en fuya,t en Islande. Même si elle semble appréciée de tous, sa vraie nature reprends le dessus et elle commence à rêgler les histoires de voisinage de manière assez radicale !

En plus de son très grand talent d'actrice, Trine Dyrholm est également chanteuse et la série vaut aussi beaucoup par sa [bande originale], chaque épisode étant débuté et terminé par une chanson de l'artiste dans les paysages superbes de la région. On a même droit à une reprise en danois surprenante de [Human Behaviour] de [Björk].

[Reykjavík]

A déguster sans modération sur la plateforme Arte.]]></description>
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<title><![CDATA[Pas furieux]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<category><![CDATA[sf]]></category>
<pubDate>2024-06-25 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Bon c'est vrai que je n'avais pas forcément été super emballé par [Fury Road] qui avait déjà son lot de défaut mais quand même, il y avait une certaine jubilation dans le rythme effréné du montage. On avait l'impression d'un [Mad Max 2] dans lequel on aurait étiré les scènes d'action à l'extrême tout en supprimant tout ce qui pourrait laisser au spectateur le temps de respirer. Bien-sûr on avait déjà un peu perdu en réalisme avec l'introduction massive d'effets spéciaux numériques mais c'était relativement bien masqué par la photo surréaliste de l'ensemble, un peu comme dans [300] par exemple.

Je me rendais donc à la séance de [FURIOSA] avec moyennement d’enthousiasme. Et là, le choc. J'ai eu l'impression de voir un remake de Fury Road mais en beaucoup moins bien. Un peu comme la suite de 300, [300 : la naissance d'un empire]. Aucune surprise, que du réchauffé, tout a déjà été montré dans Fury Road.

Mais le pire ce sont les effets numériques. Je n'avais pas vu d'effets aussi mauvais depuis bien longtemps. Tout est faux, aucune cohérence, tout fait plastique. Même les fonds verts se voient ! Bref, à aucun moment on arrive à rentrer dans une scène à cause de cet usage immodérés d'effets numériques ringards. Même dans des travellings larges, on voit le décor (les montagnes) incrusté, alors qu'une pauvre série française fait mieux avec de simples plans drone.

La distribution est à l'avenant.  [Anya Taylor-Joy], que j'aime beaucoup, n'arrive pas à la cheville de [Charlize Theron]. Le seul qui arrive à se sauver du naufrage est [Chris Hemsworth] en méchant à l'humour décalé qui arrive à faire vivre son personnage.

Furiosa, qui se voulait te tremplin pour de futurs épisodes de la saga va sans doute signer son arrêt de mort. Le box office catastrophique sans doute du au bouche à oreille dévastateur ne permettra sans doute pas à [George Miller] de s'amuser encore avec son jouet. Mais finalement, est-ce un mal ? Il y a tant d'autres projets à inventer...]]></description>
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<title><![CDATA[Dune, la confirmation]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<category><![CDATA[sf]]></category>
<pubDate>2024-04-08 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Déjà trois visionnages en salle de la seconde partie de la trilogie Dune de [Denis Villeneuve] et l'émotion est toujours aussi intense.

[Dune : Deuxième Partie | Bande-annonce officielle 3 (VOST) | Timothée Chalamet, Zendaya] 

Que dire sinon que Villeneuve a su utiliser un budget en hausse par rapport au premier volet de manière optimal. Il crée une nouvelle référence visuelle pour la SF au cinéma. Les puristes détecterons bien quelques modifications par rapport au livre mais l'esprit est parfaitement respecté. Le premier volet était une exposition de l'univers pour permettre à ceux qui n'ont pas lu les livres de comprendre ce monde subtil. Le second volet peut se permettre alors de rentrer dans le vif du sujet à savoir l'intrication de la politique et de la religion. Les amateurs d'action pure seront sans doute frustrés mais ce qui fait la force du livre ce sont tous les enjeux de pouvoir qui gravitent autour de l'épice. Malgré ce côté cérébral, Villeneuve nous gratifie quand même de scènes spectaculaires comme le combat dans l'arène mais surtout la première chevauchée de Paul sur un ver des sables. Même après la troisième projection, les senstions sont toujours aussi puissantes.

Ce second opus est centré autour des Fremens. Avec Paul et Jessica, on découvre la richesse de leur culture et la valeur de leur combat pour la liberté. Une bonne partie des dialogues est directement dans leur langue qui s'inspire beaucoup comme dans le livre de l'arabe du désert. Si vous voulez approfondir le sujet, vous pouvez voir la vidéo que l'excellent Linguisticae consacre à ce sujet. 

[LES FILMS DUNE : La langue Fremen, le livre et les incohérences]

Concernant la bande son, on a une atmosphère encore plus puissante que le premier volet et la musique de [Hans Zimmer] place le thème de Chani au centre de sa composition ce qui est logique dans la mesure où le rôle joué par la sublime [Zendaya] est véritablement central dans ce second opus contrairement au premier film ou dans les livres de Herbert où le personnage est secondaire. Villeneuve a fait ce choix judicieux qui ajoute beaucoup d'émotions à la relation avec Paul.

Pour résumer, ce second film est une réussite totale de mon point de vue et on attend avec impatience le troisième film qui terminera probablement en feu d'artifice la trilogie. Il est évident que Villeneuve ne peut pas adapter l'ensemble de la saga qui nécessiterait plusieurs autres films mais on ne peut pas en vouloir au réalisateur le plus talentueux de son temps d'avoir envie de montrer autre chose. Legendary a quand même négocié le fait que Villeneuve s'attaque immédiatement au troisième opus et mette temporairement de côté son adaptation de Nuclear War: A Scenario. Il se murmure également que le réalisateur envisagerait la mise à l'écran du chef d'oeuvre d'Arthur C. Clarke "Rendez-vous with Rama"...

Pour terminer, si vous voulez une critique plus rigolote de ce deuxième opus, vous pouvez visionner l'excellent "De Deux" de l’inénarrable Ian Solo de la chaine 12 parsecs.

[DUNE : Le Désert CONTRE-ATTAQUE !!!]
]]></description>
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<title><![CDATA[Polar polaire]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2023-10-27 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Encore une pépite produite par Arte. Cette mini-série se passe à Mouthe dans le Doubs, la commune la plus froide de France. Un écrivain de polar en panne d'inspiration va faire plus ou moins équipe avec la gendarmerie locale pour essayer d'élucider une  série de crime des plus étranges.

[Polar Park]

L'ambiance est assez indéfinissable. Un peu comme dans certaines séries scandinaves, on hésite entre humour à froid et atmosphère crépusculaire. [Jean-Paul Rouve] est très juste dans le rôle de l'écrivain qui utilise son expérience des serial killers pour à la fois tenter de résoudre cet énigme policière mais aussi une sombre histoire plus personnelle autour de ses origines. Il y a aussi de l'humour anglais dans les dialogues feutrés et le contraste créé par cette série de crime dans l'univers paisible de la campagne jurassienne. Dans le reste du casting on retrouve l'excellente [India Hair], que l'on avait vu notamment dans [Des gens bien]. Mention spéciale à deux seconds rôles particulièrement savoureux, Ulrich joué par [Pierre Lottin], sorte de malfrat inculte, et  Mc Cree, joué par Julien Drion, gendarme auxiliaire déjanté.

Cette série par son côté universel a toutes les chances de cartonner un peu partout en Europe et même aux Amériques. La neige fait aussi penser au Grand Nord canadien ou à certains coins paumés des plaines américaines.

Bref un sans faute qui prouve une fois de plus qu'Arte ce n'est pas seulement des documentaires passionnants mais aussi une production fictionnelle très solide.]]></description>
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<title><![CDATA[Créatif]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2023-10-24 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Un peu de nouveau dans le cinéma grand public. A Hollywood, la tendance est nettement au moins disant artistique et à l'élimination de toute prise de risque avec des productions formatées qui fait que l'on s’accroche à n'importe quelle franchise jusqu'à épuisement total du filon. Cette rationalisation conduit certains studios à envisager d'utiliser l'intelligence artificielle pour créer des scénarios au moindre coût. C'est sans doute l'influence des plateformes de streaming qui rationalise les productions pour maintenir les abonnés captifs dans un tunnel de productions comme la télé essaie de maintenir les consommateurs dans leurs tunnels de pub.

Malgré tout des initiatives trop rares existent encore et font de nouveau espérer même dans le créneau ultra-formaté des blocks busters (ou flop busters ces dernières années). C'est le cas du film [The Creator]

[The Creator]

Le réalisateur de [Rogue One] nous offre un film de SF très original où l'on assiste à la confrontation entre les humains et les machines mais, à l'instar de l'excellent [District 9], ce sont les robots les véritables victimes exterminés par les humains. La couleur générale du film est assez surprenante. Pas d'univers ultra-technologique lisse et propre mais un futur étonnamment familier. Tournée en asie du sud-est, on retrouve un côté [Apocalypse Now] dans le traitement de l'ennemi cybernétique assimilé à un sous-humain. Et c'est ce qui frappe dans le film, le côté particulièrement humain et empathique des robots. On se sent immédiatement solidaire de leur combat pour la survie.

Côté technique c'est parfait. Les visages des robots sont vraiment ceux des acteurs, c'est simplement le côté artificiel qui est ajouté en postprod donnant ainsi un rendu parfaitement naturel à l'opposé de production utilise le motion-capture sur les visages (rien ne remplacera le regard de l'actrice ou de l'acteur). Le design des vaisseaux, machines, bâtiments donne lui aussi un côte très naturel à l'ensemble visuel.

Bref, un bien bel objet artistique qui donne des pistes aux producteurs qui auraient encore le courage de prendre des risques. Espérons que ça suscitera d'autres productions de cet acabit.

En attendant, une bande annonce prometteuse d'un film d'animation français. Au départ j'ai cru à la VF d'un animé japonnais...

[MARS EXPRESS]
]]></description>
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<title><![CDATA[Fargo franco-belge]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2023-04-27 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Après la très bonne série [La trêve], le trio magique revient avec une petite pépite.
[Des gens biens]
Comme dans la sublime série américaine [Fargo] inspiré du film des frères [Joel] et [Ethan] Coen, on suit la vie d'un couple de gens ordinaires embarqués dans une spirale infernale d'où ils tentent de s'extraire désespérément.

Chaque réaction des protagonistes est guidée par le besoin de fuir une situation dangereuse, mais elle les embarque par là-même dans une situation bien pire encore.

Comme dans la saison 2 de Fargo, on rit souvent alors que l'ambiance ne s'y prête pourtant pas. 

Les deux acteurs incarnant le couple, [Bérangère Mc Neese] et [Lucas Meister] font merveille. Le reste du casting est, lui aussi, impeccable avec des guests comme [Corinne Masiero] ou [François Damiens]. Mention spéciale à [Peter Van den Begin] qui joue un truand qui n'est pas sans rappeler le Lorne Malvo de la saison 1 de Fargo interprété par l'excellent [Billy Bob Thornton].

On croise aussi pêle-mêle un gendarme cardiaque, une communauté religieuse limite sectaire, une cousine de la reine Mathilde, des gendarmes ordinaires rêvant de grandes enquêtes policières. Bref tout un bestiaire de  gens ordinaires mais qui vont vivre des moments extraordinaires.

La première saison se termine sur un nième désastre. Vivement la saison 2 !!!]]></description>
</item>

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<title><![CDATA[Gangs of Paris]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2023-04-13 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Le cinéma français retrouverait-il des couleurs ? En tout cas, ce film se révèle très original dans sa forme. On pense à [Gangs of New York] de [Scorsese] mais en plus inspiré. Ça lorgne aussi du côté [Baz Luhrmann] et son [Moulin Rouge] par l'utilisation de musiques anachroniques qui dynamisent le récit et les scène d'action.

Visuellement très beau. Un casting soigné. Bref, un bon film rythmé où l'on a pas le temps de souffler. On en voudrait plus souvent dans le cinéma français...

[Apaches]

Prochain candidat : [Les Trois Mousquetaires -  D'Artagnan].
A suivre...]]></description>
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<title><![CDATA[Magie sur grand écran]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2023-03-13 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Quelque fois on cède au pessimisme. On fait un bilan des sorties de l'année et on se dit que le palmarès est maigre. Que le cinémacdo des plateformes a mangé tout le reste.

Et puis on rentre dans la salle une du Mélies. On s'assied sur le fauteuil fétiche "[Joel Coen]". Le noir se fait et la projection commence...

Et là, le miracle. [Empire of Light] de [Sam Mendes] illumine vos yeux. Il raconte l'histoire d'un cinéma dans une cité balnéaire du sud de l’Angleterre dans les années 80. Le cinéma a eu son heure de gloire à la grande époque. Il y avait 4 salles, un dancing, un bar. C'était sans doute le lieu où l'on se rencontrait, où l'on s'aimait, où l'on riait. A présent une seule salle fonctionne encore. Le bâtiment comme les employés sont fatigués, désabusés. Jusqu'à l'arrivée d'un jeune noir qui va faire revivre un peu la magie pendant un court instant, une parenthèse enchantée.

Dans ce monde de béton où le tatcherisme et les skin heads sont les symboles de la décadence et du délitement de la société post-coloniale britannique, Sam nous raconte son enfance, sa passion pour le cinéma avec un grand C. Le nom du cinéma est une parfaite illustration de cet empire en pleine décomposition qui peine à intégrer correctement ses populations éloignées.

Ce film, c'est de l'amour à l'état pur. L'amour fou, l'amour qui rend fou. On se replonge sans nostalgie mais avec bonheur dans ce âge d'or. On note les affiches qui nous ont marquées. Les Elephant Man, les Blues Brothers, les Chariots of Fire...

Tout ce que touche Mendes devient de l'or. Que ce soit la description au vitriol de l'Amérique des surburds dans [American Beauty], le film d'espionnage avec [Skyfall] ou le film de guerre avec [1917], il ne lui reste plus qu'à s'attaquer à la SF et la comédie musicale !

Les lumières se rallument et on se dit qu'on a passé 2 heures de pure magie. Tant que cinéma produira des Sam Mendes, il y a des raisons de retrouver l'espoir...

[Empire of Light]]]></description>
</item>

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<title><![CDATA[Poulain rouge]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2023-01-27 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Amélie au pays des soviets !
Merci [Mr Jeunet] et [Mr Dussollier] pour cette pépite qui donne envie de revoir ce petit bijou du cinéma français. Quand je pense que les Inrocks l'avait qualifié de film pétainiste. Ce petit court est la meilleure des réponses.
A déguster sans modération !!!
["La véritable histoire d'Amélie Poulain", un court métrage de Jean-Pierre Jeunet (2023)]]]></description>
</item>

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<title><![CDATA[Cinamatoc]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2023-01-23 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Dans le fleuve des louanges faites à Avatar 2, j'aimerais faire part d'une réflexion qui va un peu à contre courant de la pensée dominante.

Mes enfants sont allés voir Avatar 2 ce week-end et j'étais moyen chaud de les accompagner. Déjà, à la base, je n'aime pas le cinéma de James Carmeron que je trouve simpliste et extrêmement manichéen. Le seul film à peu près regardable est sans doute [Abyss] et ça reste lourdingue et surtout je ne pardonnerai jamais à James Cameron d'avoir commis Aliens. 

Bref, il y avait une séance de [Babylon] à la même heure qu'Avatar, donc je les ai laissé à leur hommes bleus et me suis tapé 3 heures de grand n'importe quoi. Y'a quelques bonnes idées et on rit quelque fois mais la mise en scène de [Damien Chazelle] à base de caméra sur l'épaule et de mouvement rapides pour passer d'un visage à un autre donne rapidement la gerbe et gâche royalement la plupart des scènes. Le rythme est très étrange. Parfois lent au point qu'on le remarque puis ça accélère d'un coup sans raison. Bref je suis pas rentré dedans même si la prestation de Margot Robbie est convaincante.

A la sortie du ciné, j'ai demandé à mes enfants ce qu'ils avaient pensé d'Avatar 2 et ils m'ont dit en gros. "C'était super beau, on a jamais vu des effets spéciaux comme ça".

C'est sûrement vrai. Le problème est que, pour moi, quand on voit les effets spéciaux, c'est que c'est raté. Par exemple, dans [Premier contact], on ne voit pas les effets spéciaux, même si ils sont excellents. Sur Pandora c'est beaucoup plus dur car tous les plans sont bourrés d'effets spéciaux car rien n'existe. De ce fait, il n'y a plus de plans qui incluent des effets spéciaux, les plans sont des effets spéciaux.

Ça m'amène à la réflexion suivante. En regardant la bande annonce d'Avatar 2, j'avais l'impression de voir une cinématique de jeu vidéo. Pour un jeu vidéo ça passe et il y en a même de très belles mais une cinématique de plus de 3 heures dans une salle de ciné... La transformation d'un certain cinéma en cinématique est même déjà acté dans certaines expressions. Par exemple MCU (Marvel Cinematic Universes). Je comprends que ça plaise à un public de gamers (mes enfants le sont) mais ça n'a plus rien à voir avec du cinéma. C'est autre chose. C'est bien pour ça que les dernières sorties Marvel et autres super-héros me laissent relativement de marbre (je me suis arrêté à Iron Man 2).

Alors bien-sûr, il reste encore des réalisateurs pour qui le cinéma est encore un art et non un produit de consommation rapide (cinemacdo). Mais une part croissante du cinéma de block-busters ne se préoccupe plus de faire une oeuvre. On planifie des sorties de suites de films un peu comme on tease les sorties de jeux vidéo. Les gens qui travaillent dans ces studios (Disney et autres) le font dans des conditions déplorables (de même que pour les jeux vidéo d'ailleurs). Le réalisateur est devenu un exécutant que l'on peut remplacer à tout moment. Ce phénomène est correlé également au fait que l'on ne se préoccupe plus des conditions de visionnage des films. Comme si regarder un film sur sa télé était équivalent à l'expérience en salle.

En ce qui me concerne je continuerai à aller dans les salles obscures. Je continuerai à boycotter les plateformes de streaming. Je pesterai contre Netflix qui fait de [Glass Onion] un netfilm et pas un film à part entière.

En espérant que les marchands de temps de cerveau disponible ne parviennent pas à tuer définitivement le 7ème art. 

Il y a toujours de l'espoir.

[THE MENU]]]></description>
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<title><![CDATA[Time to die...]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2021-10-09 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA["Il est temps de mourir". Cette sentence définitive de Roy Batty dans le fabuleux [Blade Runner] convient parfaitement au dernier opus de James Bond, [No time to die].

Non pas que le film soit mauvais, mais il marque la fin d'une époque. Bien-sûr, Fukunaga n'a pas le talent de [Sam Mendes], mais il n'y a pas que ça. Le film manque cruellement de rythme, d'enjeux, de vie. Tous les défauts de Bond sont là mais comme un passage obligé. Son alcoolisme n'est évoqué que par un nombre incalculable de shots. Les Aston Martin sont au nombre de 3 : l'antique DB5 qui fait le gros du job, la V8 Saloon (moins belle que la Vintage à mon goût) et la récente DBS n'étant là que pour le décor.

C'est relativement bien filmé, la ville de Matera est une fois de plus mise à contribution pour son décor pittoresque. On a l'impression que l'on a voulu rendre hommage à la grande époque. Notamment avec la base secrète du méchant, tout en béton.

Côté casting pas de réelle surprise car le film reprend les personnages des derniers épisodes de manière encore plus présente que dans [Spectre]. On a même droit à un portrait de l'ancien M au mur, façon vieille aristocratie britannique des plus pathétiques. On notera quand même la présence furtive de la resplendissante [Ana de Armas], la magnifique Joi dans [Blade Runner 2049], dans le rôle d'une agente de la CIA. La future remplaçante de 007 dans la saga n'explose pas à l'écran, c'est le moins que l'on puisse dire.

La musique de [Hans Zimmer] est sans grande originalité et va même jusqu'à reprendre des bouts de thèmes d'anciens James Bond renforçant encore le côté nostalgique et mortuaire de l'entreprise.

Bref, c'est la fin. C'est triste et en même temps, on se doit de remercier Daniel Craig d'avoir remarquablement incarné l'espion de sa Majesté. On retiendra 
[Casino Royale]
le meilleur James Bond selon moi et également le magnifique 
[Skyfall]
Mais la fin de James Bond marque aussi la libération de Daniel Craig qui va pouvoir exploiter son grand talent dans de nouvelles productions comme on a pu le constater avec l'excellent 
[Knives out] 
où il incarne une sorte d'Hercule Poirot du Middle West au mileu d'une distribution remarquable. Souhaitons que l'on puisse découvrir d'autres facettes de son talent.

Alors, bien-sûr, à la fin du générique, on nous dit comme toujours que "007 reviendra", mais ce sera sans moi.
]]></description>
</item>

<item>
<title><![CDATA[Le vrai Dune]]></title>
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<link>https://electriccafe.org/article.php?id=34</link>
<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<category><![CDATA[sf]]></category>
<pubDate>2021-09-26 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[On attendait avec un certaine impatience la nouvelle adaptation du premier roman du fameux cycle de Frank Herbert par le prodige du cinéma [Denis Villeneuve] et on n'a pas été déçus.

[Dune | Official Main Trailer]

Villeneuve est reparti du récit original qui est déjà très dense et l'esprit du roman a été respecté à la lettre. Tout y est : le pouvoir religieux du Bene Gesserit, les intrigues politiques entre les différentes Maisons  (Atréides, Harkonnen...) le peuple mystérieux des Fremen, l'Epice, le ver des sables, la prescience, le krys, la Voix... Un sans faute donc. Si vous n'avez pas lu le cycle de Dune, vous risquez quand même de vous trouver submergés par les différents concepts même si l'utilisation d'une sorte de Wikiprédia utilisé par Paul vient astucieusement au secour du spectateur.

Côté casting, c'est aussi parfait. Le jeune [Timothée Chalamet] habite véritablement le rôle complexe de Paul. [Oscar Isaac] est comme à son habitude impeccable en duc Leto. [Rebecca Ferguson] incarne une dame Jessica à la fois forte et terrifiée. Tous les autres rôles sont également parfaitement castés.

Mais le plus impressionnant selon moi est l'image très travaillée comme à son habitude. Villeneuve atteint là un sommet en matière de couleurs. Il n'est pas tombé dans le piège du désert orange qui écrase tout de sa chaleur. La plupart des scènes se déroulent en semi-obscurité. Car sur Arrakis, on vit à l'abri de la chaleur et essentiellement la nuit, enterrés comme les Fremen. Les clairs-obscurs renforcent le côté oppressant de cette planète où l'empire a du mal à s'implanter et à comprendre le peuple des sables.

Côté décors et SFX, là encore un sans faute. Les vaisseaux sont d'une beauté à couper le souffle. Mention spéciale au traitement des ornithoptères qui sont d'un réalisme fou. Le son est également de la partie avec parfois une musique un peu trop présente (défaut déjà remarqué sur [Blade Runner 2049].

Pour en savoir un peu plus sur le tournage du film et la vision de Denis Villeneuve, un interview très intéressant du cinéaste par le Fossoyeur de films et Nexus 6, deux des meilleurs spécialistes cinéma sur Internet.

[Denis Villeneuve nous révèle les secrets visuels de DUNE]

Dune a enfin une adaptation cinématographique à la hauteur du chef d'oeuvre de Frank Herbert qui relègue celle de David Lynch aux tiroirs de l'oubli. Vivement la deuxième partie !]]></description>
</item>

<item>
<title><![CDATA[Disney-]]></title>
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<link>https://electriccafe.org/article.php?id=26</link>
<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<category><![CDATA[société]]></category>
<pubDate>2020-11-06 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Une tendance inquiétante se profile encore amplifiée par la crise sanitaire actuelle. L'industrie du cinéma privilégie son offre de streaming au détriment du cinéma en salle. C'était vrai avec Netflix, ça l'est encore plus avec Disney.

Par exemple, un des derniers films de [Kenneth Branagh], [Artemis Fowl (2020)] ne sort que sur la plateforme Disney+. Je ne sais pas ce que pouvait donner l'adaptation ciné de ce chef-d'oeuvre de la littérature fantastique jeunesse (plus puissant, à mon avis, qu'Harry Potter), mais le fait est que je ne pourrais pas le voir en salle.

C'est aussi vrai pour le dernier film des frères [Coen], [La ballade de Buster Scruggs] qui n'est sorti que sur Netflix. De même le prochain [Sofia Coppola], [On the Rocks (2020)] qui ne sort que sur Apple TV.

Disney a même indiqué qu'il va à terme ne plus sortir que ses "films" sur Disney+. Ce n'est pas que ça me gêne outre mesure que la nouvelle bouse Avengers ou StarWars ne sorte pas en salle mais ça risque de contaminer les autres compagnies qui pourraient privilégier la rentabilité (pas besoin de payer de distributeurs et tous les "clients" captifs casquent une montagne d'abonnements) à l'artistique.

Je propose donc que cette consommation cinémacdo n'utilise plus le terme de film mais netfilm par exemple tout comme McDo ne devraient pas pouvoir utiliser décemment le terme de restaurant.

Tant qu'il y aura encore des [Villeneuve], [Nolan] ou [Dupontel] pour y croire encore, j'irai soutenir leur démarche dans les salles obscures.

Que vive le cinéma et qu'on puisse encore l'appeler le 7ème art...]]></description>
</item>

<item>
<title><![CDATA[Guy Ritchie is back!]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2020-02-14 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Depuis [Agents très spéciaux], [Guy Ritchie] avait quelque peu perdu pied ([King Arthur], [Aladdin]). Le voici de retour nettement plus dans son élément. Sans dévoiler l'intrigue, sachez que le réalisateur a réussi une mise en abyme particulièrement astucieuse autour du milieu scénaristique.

[THE GENTLEMEN Trailer]

On retrouve l'atmosphère déjantée de [Snatch] avec une distribution quasi parfaite. La confrontation [Hugh Grant] - [Charlie Hunnam] est jouissive. [Matthew McConaughey] campe un truand classique et efficace sans surjouer. [Colin Farrell] y fait également étalage de son grand talent dans un rôle surprenant.

On rit beaucoup. C'est très bien filmé et monté comme Ritchie sait le faire. Bref du tout bon. Sinon toujours pas de nouvelles concernant Sherlock Holmes 3, Ritchie n'étant pas crédité, on peut être pessimiste sur ce projet. Dommage...]]></description>
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<title><![CDATA[Teaser de Kaamelott - Premier volet]]></title>
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<category><![CDATA[cinéma]]></category>
<pubDate>2020-02-05 00:00:00</pubDate>
<description><![CDATA[Contre toute attente, et Dieu sait si l'attente est un plat que se mange sans sauce, [Alexandre Astier] a révélé un teaser de [Kaamelott - Premier volet], l'adaptation cinématographique de Kaamelott qui devrait donc sortir le 27 juillet 2020. 

[Kaamelott - Premier volet : Teaser]

Les plus attentifs d'entre vous auront sans doute reconnu le château de Bressieux à 9 secondes du début du teaser, fierté du Dauphiné.
]]></description>
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